Homélie du 30e dimanche du temps ordinaire

En lien avec les textes de Jérémie 31,7-9, Hébreux 5,1-6 et Évangile de Saint Marc 10,46b-52.

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, les textes que nous venons d’entendre nous invitent à contempler l’amour de Dieu, qui ne se lasse jamais de venir en aide aux personnes en souffrance, aux exclus, aux pauvres, à tous ceux qui sont « perdus » sur le chemin de la vie. Notre société actuelle, souvent marquée par une perte de repères, a bien besoin de cette Bonne Nouvelle.

Dans la première lecture tirée du livre de Jérémie, Dieu promet de rassembler son peuple, un peuple dispersé et éprouvé. Il parle d’amener ceux qui sont éloignés, ceux qui souffrent, les aveugles, les boiteux, tous ceux que le monde pourrait rejeter ou ignorer. Ce texte est porteur d’espérance, car il nous montre que Dieu a un amour particulier pour ceux qui sont vulnérables. Il les soutient et leur promet un avenir. De même, dans notre monde actuel, où tant de gens se sentent perdus, abandonnés ou marginalisés, l’Église est appelée à être ce lieu de rassemblement, d’amour, de confiance, de soutien et d’espérance.

Dans l’Évangile de Marc, nous voyons Jésus guérir l’aveugle Bartimée. Ce dernier, malgré les obstacles, ne cesse d’appeler Jésus, en qui il place toute sa foi et toute son espérance. La foule essaie de le faire taire, mais il persiste, il sait que Jésus est son seul espoir. Et Jésus, en se tournant vers lui, ne se contente pas de le guérir physiquement, il le restaure aussi dans sa dignité. Il lui demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » C’est une question qui montre combien Jésus respecte et valorise la personne devant lui. Cette rencontre nous rappelle que Jésus entend les cris de ceux qui souffrent, et qu’il nous invite à agir de même.

Nous, en tant que chrétiens, sommes appelés à ouvrir nos cœurs et nos oreilles à ces « cris » autour de nous, à être des instruments de l’amour de Dieu. Dans une société où chacun est souvent absorbé par ses propres préoccupations, le geste de Jésus nous invite à prendre le temps d’écouter, d’accompagner, et de redonner espoir à ceux qui en ont besoin.

Alors, comment pouvons-nous vivre cet appel dans notre vie de tous les jours ? Commençons par écouter les personnes qui nous entourent. Parfois, un simple sourire, une attention, un geste de soutien peut suffire pour redonner courage à quelqu’un. Demandons-nous aussi ce que nous pouvons faire concrètement pour les personnes qui souffrent de solitude, de pauvreté, de maladie. En suivant l’exemple de Jésus, essayons de nous rendre disponibles pour celles et ceux qui cherchent un peu de lumière dans leur vie.

Que ce dimanche soit pour nous un rappel que Dieu ne cesse jamais de tendre la main. Et il nous demande, à nous aussi, de devenir les mains et les pieds de son amour dans le monde. Demandons-lui de nous donner la force et la compassion pour aller à la rencontre des autres, comme Bartimée a rencontré Jésus. Ainsi, ensemble, malgré les difficultés, nous pourrons devenir des témoins d’espérance.

Amen.

Bon dimanche à tous.

méditation avec humble serviteur Paterne.

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